1958 - L'unique Grand Prix du Maroc comptant au championnat du mondeVenez aussi réagir sur Facebook



 
 La série des GP inconnue continue, avec cette fois le GP du Maroc ! Situé dans les faubourgs de Casablanca, ce circuit empruntait les boulevards de la ville, et était assez rapide. Il n'y avait aucune mesure de sécurité de prise, pour ce Grand Prix, et la mort de Lewis Evans ne poussa pas la Formule 1 à y revenir. Il n'y eut qu'une seule course comptant pour le championnat du monde ( Néanmoins, un Grand Prix en 1957, fut organisé, mais hors championnat ). Cette course fut remportée par Stirling Moss qui loupa de 1 point le titre de champion du monde et Vanwall la première écurie championne du monde des constructeurs de l'histoire ! 
 
J'ai réussi à retrouver des détails sur cet accident que vous proposes de découvrir : 
 
L'accident grave qui eut lieu à Casablanca entre Olivier Gendebien, Tommy Bridger et François Picard blessa gravement ce dernier. Mais heureusement, il pu poursuivre sa carrière. Il eut par contre plus de chance que Stuart Lewis-Evans qui, dans sa folle remontée, quitta la route et fit plusieurs tonneaux avant que sa voiture ne prenne feu. Avant d'être rapatrié, Bernard Cahier lui rendit visite dans l'infirmerie du paddock, et il témoigne :

"Je suis allé voir Lewis-Evans qu'on avait installé sous une tente, et il m'a dit : "Oh! Bernard, je ne veux pas mourir". Il ne se rendait pas compte mais il était complètement brûlé ! Il était conscient, sous sédatif évidemment. Mon beau-frère, qui avait la meilleure clinique de Casablanca, est venu tout de suite. Quand il a vu l'état de Stuart, il m'a dit : "Fait tout de suite venir Tony Vandervell" (le patron de l'écurie Vanwall). Vandervell s'est à moitié évanoui quand il a vu Stuart. Mon beau-frère lui a conseillé de le rapatrier à Londres dans son avion. En Angleterre, du fait de la guerre, il y avait beaucoup de brûlés dans l'aviation et il pensait qu'ils pourraient peut-être faire quelque chose là-bas. Mais il m'a confié qu'à son avis, il serait mort dans une semaine. On lui a fait des greffes, ça avait l'air d'aller mieux, mais exactement une semaine plus tard, il était mort." (Interview tirée de la revue "Automobile historique")
 
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Le grand prix du Maroc n'a pas était juste une course automobile, mais aussi un rassemblement d'artistes, notamment des peintres.
Les peintures faites lors d'un grand prix étaient très en vogue. C'était un procédé très vendeur comme souvenir d'une course, car à l'époque il n'y avait pas de magazines hebdomadaires ou quotidiens...

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Le témoignage de Stirling Moss sur l'accident :
 
1. Vous souvenez vous de cette course ? Quel est votre premier sentiment sur cette course ?
Oui, je m'en souviens : je devais gagner, avoir le meilleur tour et Mike Hawthorn devait terminer en dessous de la deuxième place.
A la fin il n'était deuxième qu'avec un tour de retard, Phil Hill derrière. Et si mes souvenirs sont corrects, ce dernier l'avait laissé passer.
 
2. Est ce que ce circuit était différent par rapport aux autres tracés Européens et Américains ? Etait-il sécurisé ?
On ne peut pas comparer les circuits des années 50 avec ceux d'aujourd'hui. C'étaient soit des circuits urbains, soit des routes publiques, ils gardaient tout leur charme. Ce tracé était dangereux... nous aimions tous le danger. C'était excitant ! Vous pouvez imaginer comme la vie était différente quand on acceptait le danger dans le sport automobile ! Et si vous n'aimiez pas ça, vous changiez de sport ! 
 
3. Bien sûr, la pression était au maximum, quelles étaient les difficultés pour vous et pour votre équipe ?
A cette époque, j'accordais toute mon attention pour le titre, peut-être trop... je n'avais pas eu assez de respect pour les autres pilotes. J'étais pour moi le seul au monde. C'était ça mon problème.
 
4. Pensiez-vous que la stratégie de l'équipe Vanwall était la bonne ?
Oui, car nous avions gagné la course et Ferrari n'avait pas pu nous arrêter.
 
 

Tags : Maroc - 1958 - Stirling Moss - Stuart Lewis-Evans - Scuderia Ferrari - Vidéo - Dossier

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Comments :

  • cendres20

    04/10/2017

    Incroyable ! On dirait des cigares à 4 roues ;-) Mais le look est terrible, on comprend bien les mesures de sécurité qu'on prend maintenant pour éviter que les bolides ne s'écrasent sur le public !
    Bravo, pour cet inédit reportage inédit !

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